Actualité et conseils

Infraction au code de la route avec un véhicule de société : l’employeur doit donner l’identité du conducteur

Infraction au code de la route avec un véhicule de société : l’employeur doit donner l’identité du conducteur

Depuis le 1er janvier 2017, suite à la Loi de modernisation de la justice, les employeurs doivent, sous peine d’amende, communiquer aux autorités l’identité du salarié qui conduisait le véhicule de l’entreprise lors de l’infraction.

L’objectif du gouvernement est d’améliorer la sécurité routière en responsabilisant les conducteurs salariés. Ainsi l’entreprise titulaire de la carte grise du véhicule en infraction ne peut plus assumer les contraventions de ses salariés, une pratique encore courante, qui pourra coûter cher !

Dans les faits : Lorsqu’une infraction au Code de la route, constatée par contrôle automatique, a été commise avec un véhicule immatriculé au nom d’une société, le représentant légal doit déclarer aux autorités compétentes l’identité du conducteur du véhicule dans un délai de 45 jours à compter de l’envoi de l’avis de contravention. Le fait de contrevenir à cette obligation est puni d’une amende.

3 cas se présentent :
– si le représentant légal a lui-même commis l’infraction, il doit se désigner en tant que conducteur dans le délai de 45 jours ; il recevra ensuite un nouvel avis de contravention qui lui sera personnellement adressé pour le paiement de l’amende et le retrait des points ;
– si l’infraction a été commise par un tiers, il doit désigner cette personne dans le délai de 45 jours, laquelle recevra ensuite un nouvel avis de contravention ;
– si le représentant ne désigne pas la personne qui a commis l’infraction, il doit, en tant que redevable pécuniaire de la contravention initiale, régler cette amende sur ses deniers personnels sans subir de retrait de points ; l’infraction de non-désignation étant caractérisée, il recevra également un avis de contravention pour non-désignation du conducteur.

Une fois le délai de 45 jours expiré, le représentant légal peut toujours désigner le conducteur. Pour autant, cette désignation étant tardive, l’infraction pour non-désignation reste constituée.

Si l’employeur persiste dans sa non désignation, même s’il paye l’amende, l’affaire sera directement transmise au tribunal pour qu’il prenne une décision adaptée. A bon entendeur…

Mouvement de gilets jaunes, le gouvernement accompagne les entreprises impactées

Mouvement de gilets jaunes, le gouvernement accompagne les entreprises impactées

Votre entreprise rencontre des difficultés de trésorerie suite au mouvement des gilets jaunes ? Vous avez du mal à payer vos impôts ? Vous pouvez bénéficier d’un délai de paiement de vos impôts ou d’une remise d’impôt direct.

Afin de faciliter vos démarches, la DGFiP met à votre disposition un modèle de demande à adresser au service des impôts dont votre entreprise relève. Vous trouverez ce modèle en ligne sur le site https://www.impots.gouv.fr

Outre la désignation de votre entreprise, vous devrez renseigner la nature de votre demande (demande de délai de paiement ou de remise), l’impôt concerné et son échéance, et bien évidemment les éléments justifiant votre demande : baisse de chiffre d’affaire, situation de trésorerie, autres dettes…

Contrats d’apprentissage, nouvelle AIDE UNIQUE depuis le 1er janvier 2019

Contrats d’apprentissage, nouvelle AIDE UNIQUE depuis le 1er janvier 2019

Le site de l’ASP (Agence de services et de paiements) nous informe sur les modalités de cette aide unique.

Qui est concerné ?
Les employeurs de moins de 250 salariés ayant conclus un contrat d’apprentissage à compter du 1er janvier 2019. Le contrat doit viser à préparer un diplôme ou un titre à finalité professionnelle de niveau inférieur ou égal au bac.

Montant :
L’aide unique est de 4.125 € maximum pour la première année d’exécution du contrat, puis 2.000 € maximum pour la 2ème année et enfin 1.200 € maximum pour la 3ème année et le cas échéant pour la 4ème année.

Démarche :
Après signature du contrat et avant son démarrage, l’employeur envoie le contrat conclu et signé à la chambre de commerce dont il dépend. Celle-ci doit alors l’enregistrer.
Une fois le contrat enregistré par la CCI, la demande d’aide est directement transférée aux services du ministère du Travail qui vont l’envoyer à l’ASP pour paiement.

Versement de l’aide :
Pour tout contrat éligible l’aide est versée chaque mois à partir du début de l’exécution du contrat d’apprentissage.
Toutes les informations sont disponibles dans l’espace de l’employeur sur le portail Sylaé.
La DSN permet à l’administration de suivre la continuité du contrat d’apprentissage.

Si le contrat est rompu, l’aide s’arrête à la date de rupture.

TPE-PME, faites appel à Votre conseil RH et bénéficiez d’un financement de l’Etat !

TPE-PME, faites appel à Votre conseil RH et bénéficiez d’un financement de l’Etat !

Le cabinet KAANAPALI, enseigne Votre conseil RH, est désormais référencé par la DIRECCTE en tant que prestataire RH : En choisissant Votre conseil RH, vous pouvez bénéficier d’un financement de l’Etat.

De quoi s’agit-il ?

Les entreprises essentiellement concernées sont les PME de moins de 50 salariés et les TPE de moins de 10 salariés. Cependant  ce dispositif peut s’adresser à toute entreprise de moins de 300 salariés n’appartenant pas à un groupe.

Vous souhaitez professionnaliser votre gestion des ressources humaines et :

  • Vous avez besoin de réponses concrètes pour gérer au quotidien les questions en matière de RH.
  • Ou, vous souhaitez construire des outils et un plan d’actions partagé par les acteurs de l’entreprise (direction-salariés-représentants des salariés).
  • Ou vous souhaitez construire votre stratégie RH et mieux connaître les leviers à votre disposition, en lien avec votre stratégie et votre développement économique,

Vous pouvez solliciter un accompagnement personnalisé et adapté à vos besoins en ressources humaines cofinancé par l’Etat.

Durée de l’accompagnement et montant de l’aide

L’accompagnement est modulable selon vos besoins.
Vous pouvez bénéficier d’une prestation courte (de 1 à 10 jours d’intervention) ou longue (de 10 à 20 jours) sur une durée de 12 mois ne dépassant pas un maximum total de 30 jours d’intervention.

Le nombre de jours est fixé en lien avec la DIRECCTE (Direction régionale des Entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) sur proposition du consultant.

L’aide est fixée à un montant maximum de 15 000€ HT de financement public par entreprise.
Dans tous les cas la subvention de l’État prend en charge la moitié des frais liés au coût de la prestation, soit 50%.

Comment demander l’aide ?

Définissez votre besoin avec Votre conseil RH.
Vous pouvez aussi trouver ces informations auprès de la DIRECCTE dont vous dépendez géographiquement : Prestation de conseil en RH pour les TPE PME

Dispositions financières et versement de l’aide

  • Une avance de 30% maximum du montant prévisionnel de l’aide totale à l’issue de la phase de diagnostic ou sur production d’une fiche synthétique sur les axes et la durée de l’intervention;
  • Un éventuel paiement intermédiaire de 30% sur présentation par le prestataire d’un rapport d’étape ;
  • Le solde sera payé après réalisation du projet et après présentation et acceptation par l’Etat d’un compte rendu final quantitatif et financier et d’un document indiquant les préconisations et le plan d’actions co-construits avec l’entreprise.

La DIRECCTE verse à l’entreprise ou à l’organisme porteur la part du coût de la prestation correspondant à la prise en charge par l’Etat. L’entreprise s’acquittera directement du reste à charge du coût de la prestation auprès du consultant. L’entreprise pourra bénéficier de financements complémentaires notamment de son OPCA/OPCO ou de sa branche professionnelle ou de tout autre cofinanceur ayant conventionné avec la DIRECCTE ou avec la DGEFP.

Souvent considérée comme une contrainte par les entreprises, la gestion des ressources humaines constitue un levier de développement économique. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a lancé la « prestation de Conseil RH pour les TPE-PME ». Cette prestation doit être assurée par des prestataires externes référencés par la DIRECCTE.
Quelques exemples d’actions :

  • Appui au processus de recrutement (définition des profils de poste, conduite de l’entretien de recrutement…)
  • Compréhension des coûts liés aux perturbations RH non maîtrisées (absentéisme…)
  • Conditions d’intégration des nouveaux arrivants construction de parcours professionnels pour les salariés (évolution, fidélisation, attractivité)
  • Processus d’élaboration du plan de formation
  • Gestion des âges et transmission des compétences
  • Professionnalisation de la fonction RH…

Le CPF en EUROS désormais

La Loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a remanié en profondeur le CPF (Compte Personnel de formation) et l’a placé au cœur du système de la formation professionnelle.

Le CPF passe à l’euro

Jusqu’au 31/12/2018, et comme son ancêtre le DIF, le CPF se décomptait en heures. Chaque année était alors crédité un certain nombre d’heures.

Désormais chaque salarié, en mi-temps et jusqu’à un temps complet bénéficiera d’un crédit de formation d’un montant de 500 €. Si le temps de travail est inférieur à la moitié de la durée du travail légale ou conventionnelle, le salarié sera crédité d’un montant proportionnel à son temps de travail. (art. L 6323-2 du Code du travail)

Des abondements à ces 500 € sont possibles

Conformément à l’art. L 6323-11-1 du Code du travail, les salariés peu qualifiés –c’est-à-dire qui n’ont pas atteint un diplôme ou un titre professionnel enregistré et classé au niveau V) du répertoire national des certifications professionnelles ou une certification reconnue par une convention collective de branche- ont droit à une majoration qui porte leurs droits à 1,6 fois les montants appliqués aux salariés de droit commun, soit 800 €.

ATTENTION : le salarié doit procéder à une déclaration de sa qualification. Si cette déclaration devait s’avérer frauduleuse ou erronée les droits ainsi acquis ne pourraient être utilisés. S’ils ont été utilisés, ils devront être remboursés à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

Un crédit supplémentaire peut être prévu par accord collectif : d’entreprise, de groupe ou de branche. Dans ce cas il revient à l’employeur de faire chaque année ce calcul de droits supplémentaires et de verser à la CDC les montants correspondants.

Un abonnement « correctif » est dû si l’employeur :
– n’a pas organisé les entretiens professionnels tous les 2 ans,
– et qu’en 6 ans le salarié n’a pas bénéficié d’une action de formation autre que celle conditionnant l’exercice de son activité ou de sa fonction.
Cet abondement est de 3000 € par salarié et versé directement à la CDC.

D’autres abondements sont prévus :

  • si le salarié est licencié à la suite d’un accord de performance collective
  • suite à l’utilisation des points du compte professionnel de prévention (ex pénibilité)
  • Suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle avec un taux d’incapacité d’au moins 10%

Quid des anciens droits ?

Au 31 décembre 2018, les salariés ont un CPF pouvant compter jusque 96 heures au titre du CPF et 120 heures au titre du DIF.
Au 1er janvier 2019, ces heures sont transformées en euros, à raison de 15 € de l’heure selon le calcul dans notre exemple : [(96 + 120) x 15 €] = 3240 €.

Pour toute question sur les entretiens professionnels, la formation et l’utilisation du CPF vous pouvez contacter Votre conseil RH.

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